Youssef Hindi et Jean Michel Vernochet : Géopolitique du messianisme et stratégie du choc des civilisations


Entretien avec Youssef Hindi et Jean Michel Vernochet suite à leur conférence commune le samedi 12 mars 2016 à Nice intitulée : Sionisme, le plan messianique.

[ L’animateur ] Jean-Michel Vernochet, Youssef Hindi, bonjour, bonsoir. Merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation à cette conférence qui s’est déroulée à Nice et dont le thème était « Sionisme, le plan messianique ». Vous êtes actuellement en tournée. Vous étiez à Nantes, il y a quelques semaines.

[ Youssef Hindi – 1 ] Un mois.

[ L’animateur ] …Un mois. Vous êtes ici à Nice, demain vous êtes à Aix. Après : Nancy.

[ Youssef Hindi – 2 ] On était à Dijon, aussi, avec Marion Sigaut.

[ L’animateur ] C’est une tournée que vous avez mis en place par rapport au ressenti, au retour du public. Qu’est-ce que vous avez pu analyser comme retour du public, justement ?

[ Youssef Hindi – 3 ] Il y a eu… Quand mon livre est sorti, il y a eu très rapidement… je ne dirais pas un engouement mais un certain nombre de lecteurs : le livre s’est très bien vendu, très très vite. On sentait en fait qu’il y avait dès le départ une sorte de manque. Les gens étaient en fait comme moi au départ, lorsque j’ai commencé mes recherches sur le sionisme, [ils] n’étaient pas satisfaits, ne sont toujours pas satisfait — en tout cas ceux qui n’ont pas lu mon livre — de la thèse officielle sur l’histoire du sionisme, à savoir que ça serait un projet né à la fin du 19e siècle. J’ai déjà parlé de ça [NDR : pour en savoir plus, cf. l’entretien titré « Kabbale, Judaïsme et Sionisme par Y. Hindi » (ou « Comment la Kabbale a pénétré le Judaïsme pour donner naissance au Sionisme, par Youssef Hindi ») partie 1 et partie 2]. Et donc, en effet, petit à petit, le livre a commencé à s’imposer et Egalité & Réconciliation a commencé à nous inviter et étant donné que Jean-Michel Vernochet a préfacé mon ouvrage, ils nous ont invité à faire une série de conférence, pas toujours sur le même thème : à Dijon c’était sur les chrétiens d’Orient, à Nantes, c’était sur la véritable histoire de Daesh. Aujourd’hui c’était sur la thèse centrale — on va dire — de mon livre, sur le sionisme messianique. Demain ce sera sur le messianisme plus global et à Nancy ce sera sur la stratégie du choc des civilisations, qui est aussi une thèse de mon ouvrage.

[ L’animateur ] Sachant que depuis quelques jours, antisionisme et antisémitisme [sont] dits synonymes, est-ce que vous avez éventuellement subi des pressions par rapport à la sortie de ce livre, ou vous attendez-vous justement à avoir quelques levées de bouclier par rapport à la thèse que vous défendez ?

[ Youssef Hindi – 4 ] Alors, quand livre est sorti, je n’ai reçu aucune attaque. En fait, ça a été le silence complet… ça a été le silence complet des grands médias, mais aussi des anti-sionistes « officiels » — entre guillemets —, ceux qui nous disent que non, non, le sionisme n’a strictement rien à voir avec le messianisme ni avec le judaïsme, qu’il ne faut pas amalgamer les deux et que le sionisme est en fait un projet colonialiste de type européen… Et en fait la thèse de mon ouvrage met en difficulté à la fois les sionistes et les anti-sionistes « officiels ». Donc j’ai à peu près… je ne dirais pas tout le monde contre moi, parce qu’en fait tout le monde ignore ce livre qui est depuis quasiment sa sortie régulièrement numéro 1 des ventes en histoire des religions…

[ Jean-Michel Vernochet – 1 ] Nous habitons dans le labyrinthe de l’ignorance et du silence. Faire silence sur le livre de Youssef Hindi ou sur le mien, d’ailleurs, qui a trait au wahhabisme, qui s’intitule « Les égarés », mais qui traite au fond de la crise… de la crise syrienne, toute la crise du Proche-Orient, avec la montée du radicalisme islamiste, que l’on confond avec l’Islam tout court, chez nous, ce qui permet de développer à notre échelle une idéologie de guerre civile — Youssef dirait, à l’échelle mondiale, une idéologie de choc des civilisations… Il y a, je pense… L’accueil que nous avons reçu est excellent, parce qu’il y a une demande. Il y a une demande de repérage dans un monde de plus en plus opaque, de plus en plus dominé par des médias officiels, ces médias officiels faisant tout pour empêcher de… nous empêcher de comprendre quels sont véritablement les tenants et les aboutissants, quels sont les points de départ, les points d’arrivée, qui sont les véritables acteurs, ce qui est en jeu. On croit que Daesh c’est une simple révolte, comme ça, d’un Islam qui serait fondamentalement issu d’un bréviaire de la haine, à savoir le Coran. Mais les choses sont à la fois beaucoup plus complexes et beaucoup plus simples et le travail que nous menons, de pair, moi sur les formes extrémistes — et non pas rigoristes —, déviantes, même, sortant de l’Islam, qu’est le wahhabisme, et le travail de Youssef Hindi qui décrypte, qui remonte dans le temps, qui va chercher, qui fait l’archéologie, comme je le dis dans ma préface de son livre, qui fait l’archéologie d’une idée, mais d’une idée qui aujourd’hui est une idée motrice de l’histoire actuelle… Donc il faut bien penser à ça et il y a, je termine là-dessus, une demande considérable de compréhension. Il y a ce que les anciens philosophes appelaient une libido sciendi, c’est à dire une soif de savoir, parce qu’on ne peut plus… plus personne ne peut se contenter du langage de bois, des explications officielles qui de toute façon nous mènent en bateau.

[ L’animateur ] Très bien, alors juste une toute dernière question d’ordre général et puis on va passer aux questions un peu plus spécifiques. Je souhaiterais savoir : vous vous êtes rencontrés comment tous les deux ? Il y a une anecdote là-dessus ?

[ Youssef Hindi – 5 ] Je peux raconter. En fait, quand j’avais terminé mon bouquin, j’avais commencé à chercher des éditeurs et je l’ai envoyé, donc, à mon éditeur actuel Sigest, qui l’a immédiatement — donc le manuscrit — envoyé à J-M Vernochet, qui l’a lu en partie, en tout cas survolé, et qui m’a tout de suite contacté et qui a convaincu l’éditeur de l’éditer en lui disant dès le départ que ça serait un livre important.

[ Jean-Michel Vernochet – 2 ] J’ai lu surtout la partie qui se retrouve aujourd’hui, parce qu’il y aura une deuxième, une troisième partie : Youssef Hindi est en train d’achever un livre qui sera important, sur les relations de l’Islam et la perception faussée, la perception falsifiée de l’Islam. Donc, ça m’a paru important parce que… non seulement important mais essentiel parce que personne n’avait fait, avant lui, ce qu’il a fait, de remonter… Qui veut toucher, à part Gershom Scholem qui nous a parlé de la kabbale… Mais qui…

[ Youssef Hindi – 6 ] Mais Gershom Scholem, qui prétend que le sionisme n’a rien à voir avec le messianisme, donc à l’encontre de ma thèse.

[ Jean-Michel Vernochet – 3 ] Bien sûr, ce qui semble tout à fait naturel, alors que la thèse que je développe et que Youssef développe, mais je développe clairement dans mon introduction, c’est que nous assistons à une idée qui va petit à petit pénétrer la réalité, les sociétés, qui va s’incarner au sens fort du terme, qui va s’actualiser, qui va devenir… Elle va… De l’idée idéelle, elle va devenir action et non seulement elle va devenir action mais elle va devenir une nation, la nation israélienne.

[ L’animateur (à 7’21 ») ] Très bien. Je vais passer la parole à Isabelle, pour la première question

[ Isabelle ] Oui, bonjour. Je voudrais revenir à une question un peu plus… d’ordre géopolitique, concernant les sionistes messianiques. Donc vous expliquez qu’ils ont instrumentalisé d’abord la Hollande, puis ensuite l’empire britannique, puis ensuite les US, vers un inéluctable effondrement. Pensez-vous que la Russie, par exemple, ou l’Eurasie suivent cette voie ou est-ce qu’ils sont confrontés eux-mêmes à leurs propres kabbalistes, si je puis dire, versus les États-Unis ?

[ Youssef Hindi – 7 ] Alors, j’ai écrit un article sur le sujet qui s’appelle « La Russie, l’Europe et l’Orient » où je retrace de manière synthétique les tentatives de destruction de la Russie, notamment via le bolchévisme, qui est une incarnation… une des incarnations du messianisme, qui est un messianisme matérialiste. Pour en revenir à la Russie actuelle, ce qu’on appelle l’Eurasie, mais en fait l’Eurasie n’existe pas encore formellement. Il y a des eurasistes et proches de Vladimir Poutine — notamment Alexandre Douguine qui est un eurasiste convaincu — qui n’essayent pas, en tout cas de mon point de vue, de créer une nation supranationale, une entité supranationale eurasiatique, mais qui essaient de s’organiser en opposition à ce que eux appeleraient l’hégémonisme libéral américain, et qu’ils voient eux — Alexandre Douguine en particulier — comme une incarnation matérielle de l’antéchrist. Alors il est vrai que Poutine n’est pas un homme totalement libre en Russie — et je pense que J-M Vernochet sera d’accord avec moi — et d’ailleurs Alexandre Douguine le dit très bien : il dit que Poutine… — dans un article, il n’y a rien de confidentiel — que Vladimir Poutine agit en tant qu’équilibriste, c’est à dire qu’il est entouré d’oligarques pro-américains, pro-israéliens, qui depuis toujours, en fait, ont essayé soit de détruire la Russie, soit de l’amener vers une… comment dire… une position géopolitique qui serait favorable à la fois aux États-Unis et à Israël. Donc, ce que je pense, mon analyse, c’est que Vladimir Poutine essaye de tirer ses marrons du feu de la meilleur manière possible, afin d’éviter que la Russie ne retombe dans le piège dans lequel elle était tombée à la veille et au lendemain de la révolution bolchévique.

[ Jean-Michel Vernochet – 4 ] Alors, sur cette question, Youssef a presque tout dit. Poutine a une marge de manœuvre effectivement assez faible. Il a reconstruit… Il a participé à la reconstruction spirituelle du pays. Il donne une place réelle à l’Islam en tant que grande religion révélée. Il y a une super mosquée-cathédrale. Ceci étant dit, le problème n’a rien à voir avec celui que l’on peut rencontrer en France, puisque l’Islam a une réalité historique et géographique immémoriale, enfin au moins depuis que l’Islam existe, et en France on essaye au contraire de brasser des populations tout en condamnant… Nous condamnons à la fois l’islamophobie mais en même temps nous dénigrons l’Islam, nous sommes pris dans un ressac d’idées, à la fois de rejet et au contraire de contraintes qui nous opposent… qui nous conduiraient à rejeter, à renier notre propre identité, nous en tant que Français. La situation ne se compare donc pas, absolument pas. Pour revenir aux déclarations récentes de Poutine — sur le bolchévisme —, qui est extrêmement prudent : il faut bien comprendre que le bolchévisme est véritablement un messianisme. Un messianisme sans dieu, un messianisme athée. Lénine ne voulait d’ailleurs pas faire la révolution en Russie. Il voulait la faire en Suisse, il voulait la faire en Suède. Quand la révolution bolchévique est intervenue, il pensait qu’on pourrait immédiatement l’étendre et ça aurait pu être le cas, puisqu’il y a eu une révolution dès décembre 1919 en Allemagne, et surtout il pensait pousser la révolution vers l’Asie et l’étendre à la planète entière. Donc, réalisez ce que je disais tout à l’heure, cette espèce… ou une forme matérialiste athée de Jérusalem terrestre et ce pourquoi il avait condamné tout comme Trotski condamnait le sionisme, qui était un schisme en quelque sorte par rapport à cette quête messianique de la Jérusalem terrestre — [NDR : se tournant vers Youssef Hindi qui hoche positivement de la tête] tu es bien d’accord n’est-ce pas ? —, le sionisme qui voulait enfermer, ré-enfermer le peuple juif et qui ne devait pas conduire à le libérer. Alors, je rappellerai que dans le… on trouve chez Kontre Kulture « Sur la question juive » de Karl Marx [NDR : J-M Vernochet ajoute le mot réflexion, énonçant par erreur « Réflexion sur la question juive »] et Karl Marx tient ce type de propos : il n’y a pas de libération du peuple juif en soi, indépendamment de la libération du monde entier. Sauf que, à l’arrivée, eh bien il y a une hyper-classe, façon Attali [NDR : Jacques Attali], il y a une élite qui doit… une élite sacerdotale mondiale, qui doit diriger les peuples… les peules fondus dans une sorte de chaudron mondialiste, chaudron mondialiste qui ressemble… qui devrait normalement ressembler à une termitière.

[ L’animateur (à 13’01 ») ] Très bien, je passe la parole à Tersissius pour la suite.

[ Tersissius ] Dans le prolongement de la question de ma consœur, je voudrais vous interroger sur l’analyse que fait Pierre Hillard des blocs continentaux, selon laquelle, donc, derrière le bloc américain se trouveraient des sionistes religieux et derrière Poutine serait un judaïsme messianique. Je m’explique : derrière le bloc américano-sioniste, nous avons la volonté hégémonique de ce que vous expliquiez à l’instant, d’une sorte de religion mondiale avec des nouvelles normes. Mais derrière Vladimir Poutine se trouve plutôt un judaïsme authentique, orthodoxe, qui ne souhaite pas le retour du peuple juif en Israël, mais plutôt attend un signal de Dieu ou de Yahvé pour pouvoir y retourner. Que pensez-vous de ces deux affirmations qui confrontent deux forces mais qui restent, d’une certaine manière, israélites… finalement.

[ Youssef Hindi – 8 ] Vous voulez commencer ou je commence ?

[ Jean-Michel Vernochet – 5 ] Oui, je peux dire juste un mot. C’est une vision qui est intéressante. Alors c’est peut-être pas aussi schématique mais cette guerre inter-communautaire que l’on voit au 17e siècle, au 18e siècle, entre kabbalistes et talmudistes, qui est une guerre terrible… On voit des kabbalistes accuser les talmudistes de pratiquer des sacrifices rituels, dans des procès, dans des cours de justice polonaises. Je vous rappellerai que, en 1918, Lénine va recevoir une balle dans le cou, qu’on ne pourra pas extraire. C’est une juive — Kaplan [NDR : Fanny Kaplan (1880-1918)] — qui va tirer sur lui. On voit d’ailleurs en Russie, mais c’est quelque chose qui n’est absolument pas documenté ou très peu, on voit toute une partie de la communauté judéenne ou israélite se rebeller contre les athées messianiques bolchéviques. C’est ce que Youssef avait souligné. [NDR : s’adressant à Youssef] Tout à l’heure, tu avait pris un exemple historique, tu t’en souviens ?

[ Youssef Hindi – 9 ] Non…

[ Jean-Michel Vernochet – 6 ] Non… Cette guerre à l’intérieur même de la confession est quelque chose qui existe.

[ Youssef Hindi – 10 ] Ah oui, l’exemple, en fait, c’était Salomon Molkho au 16e siècle, qui voulait rapatrier les juifs en terre sainte, en essayant de convaincre le pape, puis l’empereur du saint empire romain-germanique…

[ Jean-Michel Vernochet – 7 ] dénoncé par ses propres coreligionnaires. [NDR : à propos de Salomon Molkho]

[ Youssef Hindi – 11 ] …a été attaqué par le chef des talmudistes d’Italie, qui a demandé à l’inquisition de s’occuper du cas de Salomon Molkho. Donc, on a toujours eu cette opposition entre kabbalistes et talmudistes. Mais même plus que ça : au Moyen Âge, il y avait une opposition des rabbins rationalistes, dont Moïse Maïmonide, contre les kabbalistes apocalypticiens. Pour en revenir à la géopolitique, ce qu’il faut bien comprendre, comme je l’ai exposé dans mon livre : l’Angleterre va devenir, au 17e siècle, l’héritière de ce messianisme juif — donc la jonction du messianisme juif et de la puissance financière juive d’Amsterdam, qui va s’installer à Londres — et c’est à partir de là qu’on va avoir la première puissance militaire mondiale qui va endosser cette responsabilité (ce devoir, ce projet messianique), qui va être ensuite transmise aux États-Unis. Pour ce qui est de la Russie, c’est une toute autre histoire, parce que c’est là que va se développer ce messianisme matérialiste qui va s’opposer parfois au sionisme mais qui va aussi l’accompagner. Par exemple vous avez un socialiste, un grand philosophe juif, Martin Buber, qui est à la fois socialiste et sioniste. Vous avez au 19e siècle, Moses Hess qui est à la fois socialiste et sioniste. Et lorsque le foyer juif va être créé, vous allez avoir un homme, Ben Gourion [NDR : David Ben Gourion], qui va jouer un rôle très important et qui va devenir le premier premier-ministre d’Israël, qui est un socialiste et un sioniste et qui dit que le socialisme n’est qu’un moyen d’aboutir à ce projet qu’est le sionisme. Et on va avoir des contingents venus d’Europe de l’est et de Russie, donc des « prolétaires » (entre guillemets) juifs, qui vont être financés par des capitalistes, donc… des juifs d’Europe, des riches juifs d’Europe et des États-Unis. Donc vous avez cette dialectique, qu’on peut appeler dialectique…

[ Jean-Michel Vernochet – 8 ] permanente, oui…

[ Youssef Hindi – 12 ] permanente et infernale, entre d’un côté le socialisme, le messianisme matérialiste, et…

[ Jean-Michel Vernochet – 9 ] qui sont des variantes, tous convergent mais tous se font la guerre…

[ Youssef Hindi – 13 ] …et le sionisme. Donc ils s’opposent en apparence, mais in fine ils convergent. Par contre, par rapport à Poutine, je ne pense pas qu’il y ait derrière Poutine des juifs messianistes, mais comme je l’ai dit, Poutine essaye de manœuvrer au milieu de forces qui vont contre les intérêts objectifs de la Russie et si on s’en tient au bilan de Poutine depuis son arrivée au pouvoir à la fin des années 90, son bilan est positif sur le plan économique, sur le plan… même anthropologique, démographique… sur le plan, donc je l’ai dit, économique, politique et aussi géopolitique. Donc Poutine est un homme fort en Russie, mais c’est un homme seul et qui est…

[ Jean-Michel Vernochet – 10 ] Oui, certainement il est seul, oui…

[ Youssef Hindi – 14 ] …très certainement entouré de juifs sionistes, parce que Poutine fait régulièrement des déclarations presque d’amour vis à vis d’Israël. Mais… il a rappelé récemment, lors d’une déclaration devant un parterre de rabbins et autres membres de la communauté juive de Russie, il a rappelé que la majorité des bolchéviques, qui ont fait tant de mal au christianisme et à l’Islam en Russie, étaient majoritairement des juifs.

[ Jean-Michel Vernochet – 11 ] L’écrasante majorité.

[ Youssef Hindi – 15 ] c’est 80 – 90%, mais voire plus…

[ Jean-Michel Vernochet – 12 ] C’est ce que dit Poutine. C’est Poutine qui le dit, avec toutes les précautions d’usage. Alors j’ajouterai une toute petite anecdote, puisque tu as cité Ben Gourion, et pour montrer ces oppositions, ces divergences profondes de stratégie, aussi. En 1910 Ben Gourion est à Constantinople et il commence à suivre des cours de droit dans l’Empire ottoman — nous sommes à la veille de la première guerre mondiale — parce qu’il veut jouer la carte de l’Empire ottoman pour le foyer juif qui devrait ou pourrait s’installer en Palestine. Alors que, à la même époque, nous avons Jabotinsky [NDR : Vladimir Jabotinsky], celui qui va être le fondateur de Tsahal [NDR : l’armée israélienne], qui lui s’oppose complètement à Ben Gourion et va rejoindre l’armée anglaise, créer le fameux « Mule Corps » [NDR : de l’expression anglaise Zion Mule Corps, cf. en français « Le corps des muletiers de Sion »], donc les juifs vont combattre contre l’Empire ottoman sous l’uniforme anglais. Donc ça illustre, encore une fois, ces dissensions perpétuelles. Alors, juste un dernier mot sur Russie / États-Unis. Qui sont, aujourd’hui, les tenants les plus durs du messianisme hyper-capitalistique ? Eh bien ce sont des néo-conservateurs qui sont non pas en totalité juifs ou de confession juive, mais qui le sont malgré tout pour beaucoup, en tout cas les têtes de file…

[ Youssef Hindi – 16 ] le noyau dur. Alors c’est pas nous qui le disons. C’est Stephen Walt et John Mearsheimer qui ont dit… déclaré dans leur livre [NDR : cf. leur livre « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » source Wikipédia], que le noyau dur du néo-conservatisme américain est composé de juifs. C’est pas nous qui le disons. Et ce sont d’anciens trotskistes.

[ Jean-Michel Vernochet – 13 ] voilà, c’est ce que… Tu conclues… Tous, donc, viennent de ce fameux matérialisme athée, universaliste, internationaliste, et on se reconvertit très facilement, donc…

[ Youssef Hindi – 17 ] au messianisme religieux.

[ Jean-Michel Vernochet – 14 ] voilà, au messianisme religieux.

[ Isabelle (vers 20’40 ») ] Donc je voulais, là sur le coup… discuter du monde arabe musulman, mais là je vais carrément sauter, par choix, à une question : à la page 163 de votre livre, vous faites allusion au livre de Josué, par lequel le récit de la conquête a été mythifié par les grands prêtres, ou scribes, et qui fera l’objet d’un tome 2. Alors je suis très curieuse de savoir déjà si on peut en savoir un peu plus concernant ce point de détail, on dira, parce que portera-t-il sur une réalité historique ou biblique, ce…

[ Youssef Hindi – 18 ] Ce tome 2 ?

[ Isabelle ] Oui

[ Youssef Hindi – 19 ] Alors dans le tome 1, je fais la genèse et l’histoire de ce que j’appelle le messianisme actif. Qu’est-ce que le messianisme actif, déjà ? C’est en fait mettre en action, en application, l’Ancien Testament — la Torah — d’accord ? La Torah et plus généralement l’Ancien Testament… le mettre en action alors que jusqu’au 13e siècle il ne faisait que l’objet d’études. A partir du 13e siècle, avec le messianisme actif, l’Ancien Testament n’est plus seulement un livre qu’on étudie, mais il devient un programme politique…

[ Jean-Michel Vernochet – 15 ] Théorie de l’action…

[ Youssef Hindi – 20 ] et je montre comment ils ont fait de l’Ancien Testament un programme politique. Dans le 4e chapitre de… donc dans le dernier chapitre de mon livre, je montre comment les sionistes soit-disant athées ont utilisé le livre de Josué comme modèle de conquête de la Palestine, point par point et à la lettre, voilà. Maintenant, le tome 2… Le titre du tome 2, donc, je vous l’annonce, mais il sortira en 2017 parce que je dois sortir deux livres entre les deux, sera « Aux origines torahïques du choc idéologique mondial ». Donc, dans cet ouvrage je vais revenir à l’Ancien Testament à proprement parler, c’est à dire l’époque de sa rédaction, les différentes rédactions de la Torah, les auteurs de la Torah, leurs motivations et je vais essayer de montrer comment non seulement cet Ancien Testament va influencer toute l’histoire moderne à partir du Moyen Âge, mais comment il va diviser le monde, pas seulement sur le plan historique, mais sur le plan géopolitique, en deux grands pôles, on va dire. Il y a le monde que j’appelle le monde de l’Ancien Testament, des religions de l’Ancien Testament, qui sur le plan géopolitique sont incarnées par Israël — judaïsme —, le monde thalassocratique anglo-saxon / anglo-américain — l’Angleterre et les États-Unis —, l’Arabie Saoudite et le Quatar — les pétro-monarchies wahhabites. Donc, les protestants [NDR : à propos de l’Angleterre et des États-Unis]… il faut bien préciser : c’est pas le luthérianisme mais plutôt le protestantisme calviniste millénariste extrémiste, qui est une religion vétéro-testamentaire… Le wahhabisme, dont je vais démontrer là, ça va être sur le plan théologique, son appartenance à l’Ancien Testament et non pas au Coran… Et bien sûr le judaïsme, incarné aujourd’hui par Israël… Et donc ce bloc géopolitique vétéro-testamentaire, je vais montrer comment ce bloc a déclaré la guerre au reste de l’humanité, pas seulement au christianisme, mais aussi au monde chinois, c’est à dire cette grande alliance qui unit des pays musulmans et des pays chrétiens mais aussi la Chine.

[ Jean-Michel Vernochet – 16 ] C’est la guerre contre toutes les religions, puisque le vide doit être fait. Une seule religion doit dominer et prédominer. Voilà, donc on déconstruit la trame du monde.

[ L’animateur (à 24’07 ») ] Question suivante ! [NDR : ces mots sont peu audibles]

[ Tersissius ] Dans cette idée de déconstruction de la trame du monde, le journaliste Charles Enderlin — le journaliste de télévision — a sorti un livre qui s’appelle « Au nom du temple », qui porte sur la reconstruction du temple de Salomon, la troisième reconstruction. Cette reconstruction s’accompagne de la destruction du quatrième empire, c’est à dire le nôtre, par toujours les mêmes, c’est à dire le monde israélite. Vous avez cité, monsieur Hindi, dans votre livre, Theodor Herzl. Mais peut-être faudrait-il s’arrêter sur le rabbin Zvi Yehouda haCohen Kook [NDR : il veut plutôt parler de Abraham Isaac haCohen Kook, alias Abraham Isaac Kook, père de Zvi Yehouda Kook], qui est le véritable inspirateur du sionisme. Theodor Herzl, c’est un libéral, mais le rabbin haCohen Kook, c’est lui, avec son fils, qui sont à l’origine de la création de l’état d’Israël et de l’ensemble de la politique sioniste, qui était organisée depuis 48 et dont nous subissons encore les conséquences aujourd’hui.

[ Youssef Hindi – 21 ] Alors, dans mon livre, je montre bien toutes la genèse de ce sionisme qui est un projet messianique au départ. Je montre comment il se transforme à la fin du 19e siècle en idéologie athéiste. Puis je montre comment, tout au long du 20e siècle, il va apparemment, comme je l’ai déjà dit, apparemment être un projet athéiste qui va allier des socialistes et des capitalistes, mais en réalité, va être mené par… alors là, je n’ai pas de document sous la main qui me prouve que ce sont effectivement des rabbins qui dirigent la politique et la géopolitique israélienne, mais par exemple — je peux vous donner un exemple —, c’est celui d’Ariel Sharon, qui était athée et qui déclarait qu’il allait… qu’il se rendait chez le grand rabbin Mendel Schneerson [NDR : de son nom complet Menachem Mendel Schneerson, cf. Menachem Mendel Schneerson sur le wikipédia anglophone pour son lien avec Ariel Sharon] — qu’avait rencontré d’ailleurs Benyamin Netanyahou —, pour prendre des conseils militaires en 67 puis 73, tout en étant non croyant. C’est à dire que ce sont des rabbins qui sont consultés depuis des décennies et des décennies en Israël, pour ce est de la politique intérieure et extérieure. J’ai aussi donné un autre exemple dans mon livre du grand rabbin d’Israël Yosef Ovadia [NDR : Youssef Hindi a inversé prénom et nom : c’est Ovadia Yosef], qui est mort en 2013, et qui a influencé et qui était le conseil de tous les hommes politiques israéliens pendant trente ans et qui, comme l’a dit un journaliste franco-israélien, faisait et défaisait les rois en Israël. Donc effectivement, que la politique israélienne soit officiellement / officieusement athée, ou pas, ne change rien à l’affaire parce que je démontre dans mon ouvrage que le fond de la politique israélienne et de ses origines sont profondément religieuses et vétéro-testamentaires.

[ L’animateur (à 26’52 ») ] Une dernière question… [NDR : ces mots sont peu audibles]

[ X (non nommé) ] Bonjour. Monsieur Hindi… [NDR : ces mots sont peu audibles]

[ Youssef Hindi – 22 ] Bonjour.

[ X ] C’est une question par rapport à la maçonnerie spéculative, donc créée en Angleterre justement en 1717. Faites-vous un lien important, tangible, entre la maçonnerie et la kabbale, sachant que selon diverses sources, il y a vraiment des liens très concrets quand on observe le symbolisme, l’héritage néo-platonicien, pythagoricien, etc. Et Albert Pike, qui dans « Morale et dogma » [NDR : le titre traduit est plutôt « Morales et dogme » (en anglais « Morals and dogma »)] dit clairement que la maçonnerie est un produit de la kabbale, il le dit clairement.

[ Youssef Hindi – 23 ] Alors il y a plusieurs sources, plusieurs déclarations, même de rabbins. Si ma mémoire est bonne, le rabbin Stephen Wise a déclaré en 1845 [NDR : je suppose qu’il s’agit de Stephen Wise, de son nom complet Stephen Samuel Wise, auquel cas Y. Hindi s’est trompé de date] que toute l’organisation maçonnique, les symboles et l’organisation hiérarchique de la franc-maçonnerie sont d’origine kabbalistique…

[ Jean-Michel Vernochet – 17 ] Alors, je ne t’arrête pas, mais il faut bien préciser aussi que… il y a des gens qui adorent se vanter et si on regarde les mémoires de tel ou untel, ce sont des gens qui disent à la fois il n’y a pas de complot mondial, ni de complot ceci, ni de complot cela, mais en même temps adorent dire qu’ils sont à l’origine de tout. Il faut bien penser à ça, pour… Il faut garder une réserve mentale.

[ Youssef Hindi – 24 ] J’ajoute…

[ X ] C’est à dire qu’on a plusieurs sources : pas seulement Albert Pike, mais… [NDR : la suite est inaudible]

[ Jean-Michel Vernochet – 18 ] Non mais la… Il y a les illuminés de Bavière, Weishaupt [NDR : Adam Weishaupt], c’est bien clair : c’est totalement kabbaliste. [NDR : se tournant alors vers Youssef Hindi] Et tu peux parler de la loge de Saint-Jean de…

[ Youssef Hindi – 25 ] Oui oui… Alors je vais ajouter autre chose puisque… C’est une réponse que je vais faire, mais en plusieurs parties. Il y a par exemple… on voit très bien que dans la maçonnerie, il y a une doctrine gnostique. Il y a ce qu’on appelle, en fait, le grand architecte de l’univers, [qui] peut-être assimilé au démiurge de la gnose. Et en fait, ce que j’ai pu constater, c’est que tout au long de l’histoire, ceux qui vont transporter à travers l’histoire la doctrine gnostique, ce sont les kabbalistes, parce qu’à l’époque où la kabbale va se constituer, elle va prendre toute la doctrine gnostique qu’elle a intégrée, alors que à cette époque-là, la gnose n’était pas forcément une religion qui se développait : elle ne se développait que via la kabbale et via certaines sectes chrétiennes. Il y a cela. Il y a l’idée d’initiation, c’est à dire que… le fait qu’on peut monter degré par degré, par des rites initiatiques, pour accéder à la connaissance qui va mener vers le grand architecte ou le divin. Ca c’est aussi un concept, une organisation de type gnostique qu’on va retrouver dans la kabbale. Je vais vous donner un autre exemple, que je donne en fait dans mon ouvrage, parce que c’est pas un ouvrage sur la franc-maçonnerie mais, par contre, lorsque je traite du sabbato-frankisme [NDR : combinaison de sabbataïsme et de frankisme] et de son influence dans le monde chrétien et dans le monde musulman, je montre bien que c’est via des loges maçonniques qu’il le font. Ils créent même des loges maçonniques. Je vais vous donner un exemple : c’est la loge des « frères de Saint-Jean l’évangéliste d’Europe et d’Asie » [NDR : la formule exacte est plutôt « Ordre des chevaliers et frères de St. Jean l’Evangéliste d’Asie en Europe », cf. Les Frères asiatiques], qui est en fait une loge qui est créée en 1780, qui est une loge sabbato-frankiste, créée par deux frères kabbalistes, qui va être conceptualisée par un sabbatéen et qui va avoir, dans sa loge, des banquiers juifs, des rabbins, des grands aristocrates et de futurs révolutionnaires français. Et on va avoir, en parallèle, des loges maçonniques pénétrées ou créées, mais souvent pénétrées, par ceux qu’on va appeler les jeunes turcs et qui vont opérer les grandes révolutions dans le monde asiatique, c’est à dire en Turquie. Donc, il faut admettre qu’il y a des loges maçonniques qui ne sont pas forcément d’origine kabbalistique et qui peuvent même être creuses sur le plan idéologique, mais moi ce que je montre, preuves à l’appui, c’est qu’il y a bien eu des loges sabbato-frankistes occupées par des sabbatéens ou non et qui ont agit dans le but de détruire à la fois le christianisme et l’Islam en parallèle.

[ Jean-Michel Vernochet – 19 ] Alors pour ne pas nous résumer, disons qu’il y a avait une coquille : la maçonnerie, les loges maçonniques, dont les origines remontent à la gnose, qui peut être une gnose chrétienne et autres… Dumézil [NDR : Georges Dumézil], par exemple, faisait remonter le système d’initiation aux bâtisseurs de cathédrales et même aux confréries secrètes, aux sociétés secrètes des celtes, ce qui n’est pas totalement stupide. Mais il y a donc une coquille et cette coquille va être investie par la kabbale, qui apporte son goût du secret, son… Il faut… Les illuminés de Bavière sont d’ailleurs extrêmement illustratifs à ce propos. Il faut penser que Mozart a fait partie de cette loge, par exemple.

[ Youssef Hindi – 26 ] Et Beethoven a fait partie de la loge des « frères de Saint-Jean l’évangéliste » [NDR : le libellé complet est plus long, cf. plus haut].

[ Jean-Michel Vernochet – 20 ] Donc la pénétration, l’engouement d’ailleurs de l’aristocratie, des élites à ce moment-là, pour ce qui apparaissait au fond comme une sorte de contre-culture… On devait s’ennuyer à cette époque. Pas seulement… L’ère des grandes guerres était passée et donc il fallait trouver quelque chose qui ouvrait apparemment de nouveaux horizons, mais ces nouveaux horizons débouchaient et ont débouché sur des ténèbres, sur une mer de ténèbres.

[ L’animateur (à 32’15 ») ] Toute dernière question : si on devait finir sur une note d’espoir, quelle serait le contre-projet à ce projet messianique, justement ? Qui l’incarnerait aujourd’hui, est-ce qu’il y aurait un « leader » politique qui pourrait l’incarner, selon vous ?

[ Youssef Hindi – 27 ] Alors actuellement, personnellement je n’en vois pas, mais si on peut faire un petit peu de prospective, pour être plus terre à terre et faire de la géopolitique, comme je l’ai dit lors d’une autre « interview », si… en fait ce qu’il faut comprendre, c’est que sur le plan géopolitique… c’est pas parce qu’on est en France, mais il faut admettre que la France a toujours eu et a et peut-être aura un rôle géopolitique fondamental. Pourquoi ? Parce que dans la soumission de l’Europe aux États-Unis pour repousser la Russie, la contenir et aussi contribuer à la déstabilisation du Proche-Orient et même de l’Afrique, il y a un pion clé qui est la France. D’ailleurs Zbigniew Brzeziński en 1997 l’écrivait. Il disait qu’il fallait absolument soumettre l’Allemagne et utiliser… Non, soumettre la France et utiliser l’Allemagne contre elle. Donc, si on veut faire de la prospective, si il y a un bouleversement majeur en France qui débarrasse la France de ses « élites », on peut imaginer une reprise en main et là, reconstituer un axe stratégique Brest – Berlin – Vladivostok, et reconstituer là pour le coup une alliance eurasiatique pour stabiliser l’Eurasie.

[ Jean-Michel Vernochet – 21 ] Reste à savoir si nous pourrons réaliser cette alliance en dehors de tout bouleversement, si ce grand bloc eurasiatique, que nous appelons de nos vœux — ce qui serait normal, une alliance continentale —, peut se faire en dehors d’une guerre civile ou d’une guerre inter-européenne, toute la question est là. Personnellement, et je crois que toi aussi, Youssef, tu es assez pessimiste en ce domaine… Peut-on parvenir, va-t-on trouver le sursaut, voyant quels sont les rapports de force ? Voyons comment l’opinion française est muselée… Alors moi je n’ai pas de solution, mais ce que nous essayons de faire avec nos faibles forces et nos très modestes moyens, c’est… je disais une disais une drôle d’expression, c’est le « djihad » de la vérité. Disons les choses, essayons de démonter les mécanismes de la machine infernale. C’est bien Saint-Jean qui nous disait que seule la vérité nous libérerait et nous rendra libre. Travaillons à faire connaître ces vérités, notre vérité, ou la vérité tout court si tant est qu’elle existe.

[ L’animateur ] Jean-Michel Vernochet, Youssef Hindi, merci pour ce « djihad » de la vérité. Je rappelle vos ouvrages : « Les égarés » [NDR : sous-titré] « Le wahhabisme est-il un contre-Islam » paru aux éditions Sigest, 4e édition, ainsi que l’ouvrage de Youssef Hindi, donc préfacé par vous-même, « Occident & Islam » [NDR : sous-titré] « source et genèse messianique du sionisme, de l’Europe médiévale au choc des civilisations », on en est à la 4e édition…

[ Youssef Hindi – 28 ] Troisième !

[ L’animateur ] 3e édition…

[ Jean-Michel Vernochet – 22 ] C’est déjà pas mal.

[ L’animateur ] Merci d’avoir accepté de venir ici en conférence à Nice pour l’association Culture Populaire. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

[ Youssef Hindi – 29 ] Merci à vous de nous avoir invité.

[ L’animateur ] Nous vous souhaitons un excellent séjour sur la Côte d’Azur.

[ Jean-Michel Vernochet – 23 ] Merci pour votre accueil.

 

Transcription : SamWang

Source : http://linuxfr.org/users/samwang_le_retour_7/journaux/geopolitique-du-messianisme-et-strategie-du-choc-des-civilisations

 

Conférence de Youssef Hindi et Jean Michel Vernochet à Nice le samedi 12 mars 2016

 

Voir aussi : http://metatv.org/etat-islamique-saoud-nouvel-ordre-mondial-entretien-avec-imran-hosein/

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