Pierre Hillard sur la gouvernance mondiale, le régionalisme en Europe et les conséquences du Traité transatlantique


Pierre Hillard sur l’Histoire secrète de l’oligarchie Anglo-Américaine de Carrol Quigley.
Dans cette interview, Pierre Hillard nous parle du Nouvel ordre Mondial, du TAFTA , des Euro-régions et des conséquences du marché transatlantique .

[ Pierre Hillard – 1 ] Alors, Carroll Quigley, pour le situer dans le temps, déjà, c’est 1910 – 1977. C’est un universitaire américain, qui a été professeur à Georgetown. Et c’est un éminent professeur d’histoire qui a eu entre autres comme étudiants un certain Bill Clinton, qui d’ailleurs lui a rendu hommage après sa mort. Et ce Carroll Quigley a écrit des ouvrages majeurs, dont un qui s’intitulait dans sa version anglaise « Anglo-american establishment », livre sorti après sa mort en 1981, et enfin sorti en 2015 aux éditions Retour aux Sources en langue française : « Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine ». Et c’est un ouvrage absolument extraordinaire, parce que Carroll Quigley raconte les coulisses du monde anglo-saxon — quand je dis coulisses, des élites anglo-américaines, politiques, financières, les grandes familles, la haute aristocratie et haute bourgeoisie, qui de la fin du 19e siècle jusqu’aux années, en gros, milieu du 20e siècle, ont élaboré énormément de mesures pour préparer la gouvernance mondiale et… Tout ce qu’il raconte, finalement, en fait annonçait déjà ce que nous, on voit, c’est à dire le fameux marché transatlantique, qui est officiellement lancé en 2013, eh bien Carroll Quigley évoque déjà les préparatifs en 1939… La mise en place, par exemple, des blocs régionaux, enfin des unions régionales — l’Europe, l’union européenne en étant le prototype le plus avancé —, la mutation de l’empire britannique en Commonwealth, tout ça avait été préparé longtemps à l’avance, et là où il est aussi absolument passionnant, c’est de voir le rôle de ces élites anglo-américaines à l’égard, entre autres, de l’Allemagne nazie. Et vous avez eu, en particulier, durant la seconde guerre mondiale, un groupe de résistants dirigé par un aristocrate allemand qui s’appelait Von Moltke et il montre qu’au sein de ce groupe de résistants allemands il y avait des personnes très liées aux élites anglo-américaines et qui voulaient elles aussi participer à une gouvernance mondiale, voilà… En quelques mots.

[ L’animateur ] Alors on pourrait redéfinir ce qu’est le nouvel ordre mondial ou la gouvernance mondiale, pour les personnes qui ne sont pas vraiment encore très très au courant.

Pierre Hillard à Bordeaux en Juin 2014

Pierre Hillard à Bordeaux en Juin 2014

[ Pierre Hillard – 2 ] Alors, pour répondre à votre question, je vais rebondir en utilisant finalement l’avant-propos que j’ai fait pour ce livre, parce que c’est ce que j’écris au début de cet avant-propos qui est assez long — il fait 27 / 28 pages — où en gros, à la lecture de ce livre, on doit se poser la question suivante : pourquoi ce monde anglo-saxon est à ce point lié à cet idéal de gouvernance mondiale, de nouvel ordre mondial, pourquoi ? Alors d’abord, définir nouvel ordre mondial et gouvernance mondiale plus exactement : c’est la volonté d’établir, comment dire, des blocs régionaux, Europe, Afrique, Amérique du nord, Amérique du sud, etc., et ces blocs régionaux supra-nationaux constitueraient finalement l’architecture générale de la gouvernance mondiale avec un parlement mondial, qui est d’ailleurs en cours de préparation, c’est tout à fait lancé depuis quelques années, avec une monnaie planétaire, alors la chose est oh combien officielle, puisque vous avez en 1988 une revue économique / financière très sérieuse qui s’appelait — qui s’appelle toujours — The economist, qui prévoyait dans son numéro de 1988, enfin qui avait rédigé un article, qui prévoyait une monnaie mondiale appelée Phoenix pour 2018.

Et j’invite les auditeurs, ils peuvent retrouver l’article sur Internet et même la couverture de la revue The economist puisqu’on voit sur cette couverture l’oiseau phœnix et des billets qui brûlent, il y a trois types de billets qui brûlent : le dollar, le yen et le deutschemark. Et des flammes et des cendres naît le phœnix pour, donc, cette monnaie mondiale. Et je crois que le titre en anglais c’est du style « Êtes-vous prêt pour la monnaie mondiale en 2018 ? ». Donc, pour montrer que ce sont des choses très sérieuses, qui ne sont pas le fait d’abrutis ou de « complotistes »… C’est ça qui est pénible, c’est que tout de suite dès que vous sortez ça, c’est théorie du complot. Alors vous avez beau dire à vos interlocuteurs [que] mais non, il n’y a pas de théorie du complot, il y a des documents archi-officiels, et là je vous ai cité The economist, mais vous avez eu aussi un rapport du FMI… Alors si ma mémoire est bonne je crois que c’est avril 2010, à l’époque le FMI est dirigé par Strauss Khan, qui appelait à l’instauration d’une monnaie mondiale appelée Bancor. Et déjà, cette idée de monnaie mondiale avait été élaborée à la fin de la seconde guerre mondiale, lorsque… Il y avait donc cette montée de reconstruire un monde après la seconde guerre mondiale, avec entre autres la volonté de mettre en place une monnaie mondiale, mais avec une partie de l’Europe tombée sous la coupe de l’union soviétique… Ces choses-là n’ont pas pu se mettre en place, mais je vous dis, il y a ce rapport du FMI d’avril 2010. Je pense que si on tape « FMI avril 2010 Bancor » on doit pouvoir retrouver l’article, enfin le document, qui n’a pas été enlevé. Voilà.

[ L’animateur ] Est-ce bien réalisable dans le temps ? Est-ce qu’il est envisageable que cette gouvernance mondiale s’effondre comme se sont effondrés d’autres systèmes de gouvernance ?

[ Pierre Hillard – 3 ] Ben écoutez, j’ai écrit un livre, le titre c’est « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial », donc apparemment avec ce titre, avec l’adjectif en particulier « irrésistible », on dirait qu’ils ont gagné, et j’ai bien demandé, je me rappelle encore demandant à l’éditeur de ne pas oublier ça : de rajouter, à côté de ce titre, l’expression « destination Babel », pour montrer à la fois l’aspect prométhéen, le fond religieux dans cette histoire, et l’échec, parce que cette marche apparemment irrésistible du nouvel ordre mondial va se terminer comme Babel, un effondrement… Après, vous donner la date, bien malin qui peut le faire, mais il y a un côté prométhéen qui fait que le système à un moment donné va dérailler, voilà.

[ L’animateur ] Mais quel est le but ultime de la création de ce nouvel ordre mondial ?

[ Pierre Hillard – 4 ] Ah ! Le but ultime… Alors, à la fois il est, j’allais dire, d’ordre temporel et spirituel. Temporel, c’est finalement pour concentrer les richesses aux mains d’une seule élite, une minorité oligarchique prédatrice et, pour établir un peu un parallèle, vous avez une petite idée… Vous savez quelques fois les films de Hollywood lancent des sujets qui permettent de tester les réactions, et vous avez en particulier un film très intéressant qui est sorti il y a deux ou trois ans qui s’appelle Elysium et qui raconte l’histoire d’une gouvernance mondiale où vous avez une humanité mélangée, apatride et pauvre, et quand je dis pauvre, voire même affamée, et qui travaille au jour le jour, dans des conditions très dures, au service d’une élite oligarchique qui elle vit dans un cadre matériel absolument, vraiment, raffiné, etc. Bon… Et dans le film, cette élite vit dans un immense vaisseau spatial qui d’ailleurs est visible de la Terre. Et vous allez voir le lien avec le livre de Carroll Quigley, donc « Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine » : Carroll Quigley cite un des plus grands princes du mondialisme anglo-saxon, qui est mort en 1902, qui s’appelait Cecil Rhodes. Eh bien, dans le film Elysium, la secrétaire générale qui dirige cette élite financière et qui est jouée par l’actrice américaine Jodie Foster, dans le film elle s’appelle Rhodes, elle porte exactement le nom de ce grand prince du mondialisme. Et donc, on a une sorte de filiation, donc on voit, bon, l’idéal c’est finalement de concentrer un maximum de richesses au service d’une minorité. Ça c’est pour l’aspect, j’allais dire, temporel.

Mais là où le sujet est plus délicat à traiter, surtout à une époque où on ne croit ni en Dieu ni en diable, c’est qu’il y a un fond spirituel. J’ai souvent dit que le mondialisme est un messianisme. Et, à titre personnel, cette volonté de détruire les nations, de détruire les familles, de créer une masse humaine uniformisée, mélangée et traitée dans des conditions vraiment extrêmement dures, ça repose aussi sur une volonté de, comment dire, de réunir l’humanité sous l’égide d’une religion universelle et lorsqu’il y a une telle persévérance à détruire le cadre des nations, des familles, etc., on ne peut que se dire qu’il y a un fond satanique dans l’histoire, et je retombe… sur mes pieds avec le film Elysium puisque je vous ai dit que c’était un immense vaisseau spatial qui domine la Terre et qui contient cette superbe élite richissime qui vit dans des espaces vraiment grandioses de jardins reconstitués, de jardins d’Eden. Eh bien l’immense vaisseau spatial qu’on voit, dans le film, de la Terre, c’est quoi ? C’est un pentagramme inversé, le symbole satanique par excellence, c’est à dire qu’il y a une marque. C’est à la fois une super-élite oligarchique, prédatrice, qui concentre le maximum de richesses dans ses mains, et qui a un idéal satanique. Alors, allez expliquer cela aujourd’hui, à notre époque, que ce qui se met en place, c’est la volonté d’aboutir, finalement, à un monde unifié, mélangé, où l’être humain sera traité comme un esclave. Vous savez, il y a un truc tout simple, je ne sais pas si les auditeurs connaissent cela, mais il y a ce qu’on appelle aux États-Unis, le Georgia Guidestones.

[ L’animateur ] Expliquez-nous, justement.

[ Pierre Hillard – 5 ] Alors Georgia, pour ceux qui voudraient retrouver, c’est Géorgie, donc en anglais, Guide pour guide et stones les pierres. C’est un ensemble de blocs granitiques, ça a été mis en place en 1980 / 81, enfin au début des années 80, et on ne connaît pas les commanditaires. Ça a coûté très cher, et vous avez tout un programme gravé sur la pierre. C’est écrit en plusieurs langues, mais pas en français, et il est écrit qu’il faut mettre en place, alors je résume, sans trahir la pensée de… enfin les pourris si on peut dire, une volonté de mettre en place une gouvernance mondiale, etc., mais surtout il est précisé que l’humanité doit être réduite à cinq cent millions d’habitants. On est sept milliards, bon… Vous voyez la soustraction. Donc on voit qu’il y a une volonté d’anéantissement parce que voyez-vous, d’une certaine manière ils ont une logique, dans ce sens que, avec la technologie actuelle, il est possible pour une élite de disposer en gros, selon le fameux Georgia Guidestones, de cinq cent millions d’esclaves, et que le reste est superflus. Voilà.

[ L’animateur ] C’est fou ça !

[ Pierre Hillard – 6 ] Oui, mais vous pouvez le… je vous dis, vous pouvez le vérifier vous-même…

[ L’animateur ] Oui, on en entend parler, vraiment, on en entend parler beaucoup, on a des documents, je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est clair.

[ Pierre Hillard – 7 ] C’est archi-officiel. C’est même, je crois, passé sur une émission sur Arte.

[ L’animateur ] Oui… Sur France 2, il y a deux ans, il y a eu un reportage qui est passé un peu en boucle, on l’a vu plusieurs fois en tout cas, où ils faisaient voir des bunkers, ils faisaient voir des gens qui partaient dans… Enfin quand même ça faisait froid dans le dos, hein…

[ Pierre Hillard – 8 ] Oui, parce que… pour faire ça, ce sont des gens… fortunés, disposant de moyens énormes, qui élaborent tout un programme et, j’allais dire, pauvre de nous…

[ L’animateur ] Alors, les questions suivantes, c’était démocratie et nouvel ordre mondial, est-ce que c’est incompatible ? Là non, hein, il n’y a plus de démocratie, là…

[ Pierre Hillard – 9 ] Oui, parce que, par définition c’est la volonté du peuple, le peuple qui a le dernier mot. Ben, là c’est impossible. Mais vous savez on a un exemple, enfin on a des exemples… Vous avez, par exemple, 2005, lorsqu’il y a eu la fameuse convention Giscard, pour mettre en place une sorte de constitution européenne, vous avez donc le référendum français et hollandais qui ont été négatifs, bon… Donc normalement, en démocratie, peuple souverain, c’était terminé, ça passait à la trappe. Eh bien, quid du vote français et hollandais ? Ils ont remis la chose sur les rails, et qui est sortie avec une autre formule, un recadrage qui s’est appelé Traité de Lisbonne. Et là, c’est pas passé par la voie référendaire, parce que ça aurait été non encore, c’est passé — dans le cas de la France — par le congrès, c’est à dire le sénat, les sénateurs et les députés de l’assemblée nationale réunis en congrès, bon… Voilà, donc en fait on voit que le peuple dit non, mais on passe outre et… En fait il y a de la part de cette élite une volonté acharnée d’établir un modèle, alors quand le peuple suit, tant mieux, quand le peuple ne suit pas, on passe au dessus.

[ L’animateur ] Oui, mais visiblement ça créer des remous un peu partout, hein. Les gens se laissent faire jusqu’à un certain degré, je veux dire, à un moment donné, si on les asticote un peu trop, ils vont réagir, non ?

[ Pierre Hillard – 10 ] Alors, ce à quoi nous assistons, c’est un laboratoire. Ce que vous dites est juste, c’est à dire qu’on peut serrer la vis aux gens, mais il y a une limite. Et on se rapproche de la limite. Le cas grecque est déjà, je trouve, très révélateur. Donc on voit les coups de massue que les Grecs reçoivent, où il y a des Grecs qui crèvent de faim… Des Grecs, et quand je dis Grecs c’est pas 0,5 % de la population, c’est un pourcentage élevé, des Grecs qui ne peuvent plus se soigner correctement. Ne parlons pas du taux de suicide qui a explosé, enfin bref, tous les chiffres sont révélateurs. Il n’y a pas pour le moment de révolte à la date où nous sommes, donc… fin juin, mais il n’y a pas encore de révolte — digne de ce nom — des Grecs. Donc, en gros, ce qui est entre guillemets intéressant — je mets bien des guillemets — c’est que nous assistons à des tests de laboratoire où on est en train de voir ce qu’un peuple peut supporter, sans rechigner. Mais à un moment donné, et c’est mon espoir, c’est qu’il y a, à un moment donné, la goutte d’eau de trop et là, l’explosion. Parce qu’il n’y a pas de secret, la situation est telle qu’on ne peut pas négocier avec des personnes qui finalement veulent notre peau, c’est ça. Et donc, à un moment donné, ben il faudra.. le dialogue, faudra mettre ça de côté et il y a des règlements de compte qui se font… Ben malheureusement, à titre personnel je m’en passerais, mais qui peuvent se faire uniquement de manière plus directe. Et le cas grecque en est l’exemple, il va falloir qu’il y ait un sursaut, un instinct de survie, parce que s’ils ne l’ont pas, ils passent à l’abattoir.

[L’animateur (à 17’00 »)] On marque une pause, on revient dans quelques instants.

[ L’animateur ] […] Alors justement, comment se compose ce nouvel ordre mondial sur l’ensemble de la planète ?

[ Pierre Hillard – 11 ] Alors vous posez… d’un point de vue organisation ?

[ L’animateur ] Oui, comment il se constitue, si vous préférez ?

Pierre Hillard

Pierre Hillard

[ Pierre Hillard – 12 ] En fait, c’est déjà ce que je racontais, enfin ce qu’évoquait plutôt le livre de Carroll Quigley, la mise en place d’unions régionales, on va les citer : vous avez évidemment l’Union européenne, mais vous avez pour l’Afrique, donc, là aussi une union régionale continentale, vous avez — et ça a été lancé récemment par Vladimir Poutine — une communauté économique eurasiatique, constituée de la Russie, Kazakhstan et Biélorussie, qui doit passer à une vitesse supérieure, à une Union eurasienne, que Poutine veut supra-nationale. Là vraiment, j’insiste sur ce mot, parce qu’il l’a d’abord utilisé, que c’est officiel, mais le but de ces unions régionales, c’est qu’il y ait une autorité continentale qui passe au dessus de l’autorité des états, et c’est déjà le cas, dans le cas de l’Union européenne… Un exemple, depuis 2012 / 2013, la France ne peut adopter vraiment son budget, qu’avec l’accord, l’assentiment de la commission européenne. Bon donc, qui a le pouvoir, hein… C’est Bruxelles. Et puis de toute manière, on n’a plus de monnaie, c’est l’euro, c’est Francfort, et quand les cordons de la bourse sont tenus par votre voisin, ben vous n’avez plus d’autonomie. Bon… Donc vous avez des blocs régionaux et vous avez l’Amérique du sud avec l’UNASUR [NDR : acronyme pour « Union des Nations Sud-américaines »]… l’UNASUR qui est donc l’équivalent de l’Union européenne pour l’Amérique du sud, qui veut un parlement européen [NDR : erreur de Pierre Hillard], une monnaie sud-américaine. Et puis, vous avez l’Amérique du nord avec l’ALÉNA, donc Canada, États-Unis, Mexique, et… l’ALÉNA qui a été lancé au début des années 90, et l’objectif officiel c’est de mettre en place une communauté ou union nord-américaine, qui a été lancée de la manière la plus officielle possible, en 2005, avec les trois chefs d’état canadien, mexicain et américain, et côté américain c’était Georges Bush fils, côté canadien je crois que c’était… J’ai un petit doute sur le nom, enfin c’est le premier ministre canadien, et côté mexicain c’était Vicente Fox. Et l’objectif donc, c’était de mettre en place une communauté nord-américaine qui, dans les textes officiels, devait voir le jour en 2010. Bon, le projet a pris du retard, parce que c’est une immense machinerie, mais le projet… il est quand même lancé et vous avez en particulier la volonté — je vais citer deux exemples —, vous avez ce qu’on appelle un « think tank », littéralement un réservoir à pensée, il n’y a pas de traduction véritable française, on appellerait ça une sorte d’institut de recherche qui s’appelle le CFR, le « Concil on Foreign Relations », qui avait été mis en place au lendemain de la première guerre mondiale, et là on retombe encore sur nos pieds en citant Carroll Quigley, « Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine », qui raconte comment le CFR a été établi, avec son homologue anglais qui s’appelle Chatham House… et qui vraiment sont des centres de recherche extrêmement puissants et influents… Eh bien cet institut américain, le CFR, a, sous la direction de l’ancien secrétaire de la défense David Petraeus et l’ancien président du commerce mondial qui s’appelle Robert Zoellick, lancé un programme qui date d’octobre ou novembre 2014, pour accélérer la mise en forme d’un bloc nord-américain.

Et dernièrement, enfin c’était janvier 2015, vous avez eu, et on peut le vérifier, un article très intéressant de CNN, qui proposait, comment dire, incitait à mettre en place, je cite, un passeport nord-américain. Donc on voit, il y a ces blocs continentaux qui se mettent en place et pareil pour le monde asiatique, où là, la Chine, évidemment, joue un rôle immense. Mais… à cela il faut ajouter un autre élément et c’est d’ailleurs tout le drame de la situation actuelle, vous avez cette volonté de mettre un marché transatlantique, qui doit voir le jour cette année, peut-être l’année prochaine, enfin bon bref… donc entre l’Union européenne, les États-Unis et même, en fait, le monde nord-américain. Mais vous avez parallèlement à ça, cette communauté économique eurasiatique avec Poutine, et vous avez finalement comme dans le livre d’Orwell, 1984, une opposition, une guerre terrible, qui se passe actuellement en Ukraine, entre Océania — j’allais dire le bloc Union européenne – États-Unis — et Eurasia, le monde russe. Et Poutine… Poutine, lui, a voulu à un moment donné, et plusieurs fois même, étendre le… comment dire, sa zone d’influence de la communauté économique eurasiatique de Lisbonne à Vladivostok. Il l’a fait plusieurs fois, enfin il a proposé cela plusieurs fois. Et bien la dernière fois, c’était en janvier 2014, lors de la réunion de l’Union européenne et de la Russie, à Bruxelles, où à nouveau Poutine a réitéré sa demande de créer un bloc unifié de Lisbonne au Pacifique. Et ça, ça a provoqué une colère, une rage noire de la part des anglo-américains, parce que si la chose s’était faite, c’était la mise à mort du marché transatlantique. Et comme par hasard, un mois plus tard, février 2014, vous avez l’affaire de Maïdan, en Ukraine, qui littéralement a mis le feu aux poudres et cassé les liens de confiance, ou le minimum de confiance qui pouvait exister entre la Russie et l’Union européenne.

Donc voyez, vous avez des blocs qui se mettent en place, mais il y a le problème, et c’est Poutine qui l’a dit de manière très claire en octobre 2014, dans un discours passionnant, que vraiment j’invite les auditeurs à lire, qui est le discours de Valdaï, et d’ailleurs que je cite… Je cite des extraits dans l’avant-propos du livre de Quigley, où il dit qu’il est pour le nouvel ordre mondial, politique, économique, juridique, il est pour des unions régionales, mais, ajoute-t-il, et c’est l’élément clé qui explique les problèmes actuels entre le monde européen – américain d’un côté et russe de l’autre, il dit « nous n’arriverons pas à nous accorder sur des règles communes » et il dit même « il vaut mieux des règles communes contraignantes que pas de règle du tout ». Et là, pour le moment, ils n’arrivent pas à s’entendre, en fait, sur le partage du gâteau, sur les zones d’influence, les sphères d’influence, parce que dans cette histoire les anglo-américains veulent une grosse part du gâteau. Un exemple, tout simple, l’OTAN, au moment de la chute du mur de Berlin, l’OTAN c’était en gros du Danemark jusqu’à l’Italie, en passant par la Turquie et les anglo-américains et les américains en priorité, d’ailleurs, avaient juré la main sur le cœur que jamais l’OTAN n’irait plus à l’est. Eh bien, ils ont violé leur propos, puisque l’OTAN a intégré tous les pays d’Europe centrale, plus les états baltes, ce qui fait que l’OTAN est à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg. Alors vous pensez bien que les russes, qui étaient prêt au début des années 90 à mettre en place ce qu’ils appelaient la maison commune, à condition qu’il y ait un partage équitable des intérêts et des zones d’influence, eh bien les russes y voient rouge [de] voir l’OTAN, c’est à dire le bras armé des États-Unis, s’étendre aussi loin vers l’est, et maintenant avec ce qu’il se passe en Ukraine.

[ L’animateur ] Alors aujourd’hui, est-ce qu’il y a des solutions, justement, pour ne pas en arriver là ?

[ Pierre Hillard – 13 ] Ah ! Des solutions pour finalement calmer la situation ?

[ L’animateur ] Oui, oui… Calmer la situation, c’est le moins qu’on puisse dire…

[ Pierre Hillard – 14 ] Eh bien écoutez, pour le moment, ils n’arrivent pas à s’entendre… On en revient toujours dans le partage du gâteau. L’Ukraine, qui est un territoire potentiellement riche, agricole en particulier, est une terre de dispute. D’ailleurs je… Comment il s’appelle, ce grand géopolitologue américain, [Zbigniew] Brzeziński, dans son livre sorti en 1997, Le grand échiquier, disait bien que l’Ukraine est un élément capital et que si l’Ukraine rejoignait l’Europe, enfin l’Union européenne et l’OTAN, cela ferait perdre son rang d’empire à la Russie, c’est à dire que la Russie perdrait une part immense de son influence, avec la bascule de l’Ukraine vers l’ouest. Et, voyez-vous, pour vous souligner cette guerre à mort entre le monde euro-atlantique et le monde russe, vous avez un parti politique ukrainien qui s’appelle l’Oudar et qui était dirigé encore récemment par… vous savez ce boxeur [Vitali] Klitschko. Alors, il est en ukrainien et en anglais. Je crois que la version anglaise a été enlevée, mais on peut retrouver les mêmes choses, les mêmes informations sur la version ukrainienne… J’ai vu ça il y a un mois, un mois et demi et peut-être que ça a été enlevé depuis, mais enfin bon… Il y avait sur ce site de l’Oudar, donc pro-occidental, comment dire, une section réservée aux personnes, aux partenariats et personnes qui soutiennent l’Oudar. Il y avait trois noms d’organismes, d’instituts cités : deux ONG américaines, une dirigée par l’ancienne secrétaire… enfin ministre des affaires étrangères de Bill Clinton à l’époque, qui s’appelle Madeleine Albright, et une autre ONG dirigée par John McCain — vous voyez les liens ukrainiens et américains —, et le troisième larron, travaillant donc en liaison avec les deux ONG américaines, en faveur de l’Ukraine, le troisième larron c’est tout simplement la CDU, le parti d’Angela Merkel.

Quand on parle de… comment dire, du caractère… l’immixtion, la volonté de rentrer vraiment dans l’intégrité territoriale de l’Ukraine, on voit qu’il y a, de la part des anglo-américains et des allemands, une volonté d’imposer leurs vues et d’arracher l’Ukraine au monde russe. Et pour la Russie de Poutine, alors ça c’est un casus-belli, ça c’est impossible… Impossible. Et donc, pour qu’ils s’entendent, ben sincèrement, pour le moment je peux pas vous dire quelle est la solution, ils se tirent dans les pattes.

[ L’animateur ] Mais si on observe l’humanité dans son ensemble, on sait très bien que les peuples ne se sont jamais entendus, hein… ça a toujours été le chaos ici, sur la planète, plus ou moins. Donc, c’est pour ça, on peut se poser la question : est-ce que c’est pas une utopie de vouloir créer ce genre de gouvernement… mondial ? C’est un peu absurde.

[ Pierre Hillard – 15 ] Oui, il y a une utopie, surtout que c’est une utopie sanglante, qui passe par la destruction des états, qui passe par la destruction des familles, des mélanges de population. Vous savez, lorsqu’on voit, je vais vous donner un mot qui n’est pas tellement connu, qui s’appelle — alors je cite le mot, après je vais expliquer —… qui s’appelle le « glocal » et en fait, c’est la construction, la réunion de deux mots, local et global. Dans la mystique mondialiste, il s’agit de mélanger les populations et l’immigration rentre dans cette volonté de… j’allais dire de salade niçoise, mais là, vraiment… qui tourne au vinaigre si je puis dire, puisque l’objectif c’est de favoriser de tels mélanges de population que le local — alors je vais prendre une ville comme Nîmes par exemple —… Nîmes doit être, en tant que ville locale, la représentation de la population planétaire, c’est à dire toutes les couleurs de peau, toutes les langues, toutes les religions, et le phénomène qu’on trouve à Nîmes doit être identique dans toutes les villes et villages de France, dans toutes les villes et villages d’Europe, et partout dans le monde, ce qui fait que ce qu’on voit au niveau du local doit se retrouver au même niveau, mais à l’échelle planétaire au niveau du global… « glocal »… Et l’objectif c’est de créer une tambouille… Vous prenez un pot et vous remuez tout ça… Une tambouille généralisée où tout est mélangé, toutes les langues, toutes les cultures, un côté babellien pour créer une population déracinée et plus digeste aussi, à la sauce mondialiste, parce que vous savez, lorsqu’on a plus de référence nationale, familiale, provinciale, eh bien on est beaucoup plus digeste à la sauce mondialiste.

En fait l’idéal c’est de créer de purs consommateurs et qui consomment la même chose et qui raisonnent… enfin qui raisonnent de moins en moins, mais qui répondent à des stimuli propres à la doxa mondialiste… Et l’immigration rentre dans cette politique. Il y a un côté folie.

[ L’animateur ] Mais on voit bien que ça ne fonctionne pas. On le voit en France, déjà. Ne serait-ce qu’en France, on voit bien que ça créer des conflits et que de plus en plus ça créer des tensions. Vous parliez justement d’unifier la culture, par exemple, on voit aussi, par exemple dans le sud de la France, mais c’est valable pour la Corse, pour la Bretagne, pour toutes les régions, on tient encore aux langues régionales, les langues régionales sont vraiment très présentes encore. On s’y accroche. Plus on essaye d’unifier, de nous enlever tout ça, d’enlever cette culture traditionnelle, plus on s’y accroche.

[ Pierre Hillard – 16 ] Oui, alors… Et c’est ça qui est terrible, il y a une sorte de duplicité dans le système. Qu’il y ait le respect des coutumes locales, des cultures propres aux bretons, aux corses, aux languedociens, aux flamands, etc., à titre personnel je suis pour, parce que… ben y a une diversité de l’âme humaine, de la nature humaine et qu’il ne faut pas uniformiser. Et donc, le principe en lui-même est bon. Mais vous savez, qui veut faire l’ange fait la bête. Le système, dans son habileté, va présenter — et c’est le cas, dans le cas de l’Union européenne — des textes, la charte des langues régionales, ou bien le principe de régionalisation, pour officiellement permettre à cette population, à ces caractéristiques culturelles de s’épanouir. Mais l’objectif c’est, en fait, d’affaiblir les états et de faire en sorte que ces régions avec ces quelques langues régionales soient sous la direction d’un groupe financier puissant — Bruxelles, Francfort — et que finalement, ce qu’on accorde apparemment aux Corses, aux Bretons, etc., eh bien ça sera vite balayé par les exigences des oligarques qui utiliseront tous les éléments pour imposer leurs vues. La belle affaire de pouvoir parler en breton ou en corse, si vous êtes dépendant uniquement, comment dire, des directives financières de Bruxelles, qui peuvent à tout moment vous balancer de l’autre côté de la planète, parce que vous êtes un simple pion et un simple consommateur.

C’est ça qui est terrible, c’est que c’est un fruit empoisonné : on fait croire aux gens qu’on va pouvoir… qu’on va respecter leurs identités, mais en fait c’est un moyen, comment dire, de dissoudre. Vous savez, pour bien digérer, il faut bien mâcher. Donc d’abord il faut concasser les états. Il faut ensuite procéder — et ça c’est une chose qu’on oublie ou qu’on ne sait pas —… procéder à des réunions de régions, qu’on appelle des euro-régions et c’est le cas par exemple entre la Catalogne espagnole — Barcelone — et côté français le Languedoc-Roussillon, etc., et donc créer des blocs régionaux artificiels qui seront des morceaux de puzzle créés de toute pièce et dépendants de Bruxelles.

Et voyez-vous il y a une chose qu’il faut bien comprendre, c’est que cette volonté de régionalisation va de pair avec le marché transatlantique, les deux sont l’avers et l’envers de la même pièce, dans ce sens que le marché transatlantique c’est au service d’une oligarchie d’entreprise, qui [a] à faire à des états, et les états ne sont pas toujours faciles à manier. Le fait de casser l’autorité des états, de donner le pouvoir à Bruxelles et ensuite de donner le pouvoir à des micro-régions, qui elles-même dépendent financièrement de Bruxelles, eh bien les entreprises, les multinationales, vont faire jouer la concurrence entre ces différentes régions artificielles qu’on appelle euro-régions et vont dire aux dirigeants de ces euro-régions : « mais écoutez, l’entreprise en question, on veut bien la mettre chez vous, mais à une seule condition, c’est que vous abaissiez l’aspect social, c’est à dire tout ce qui est remboursement de médicaments, de lunettes, de salaires, et si vous n’êtes pas d’accord, eh bien nous on ira à côté, dans une autre région ». Donc, en fait, le principe de régionalisation va de pair avec le marché transatlantique et on va pouvoir faire jouer la concurrence entre des régions qui elles-même ne dépendent que de Bruxelles.

Et je vais vous dire une chose — la chose est tellement vraie, et ça il faut que vos auditeurs le sachent et ça ils vont pouvoir le vérifier —, vous avez depuis 1950 un prix qui est donné chaque année aux personnes œuvrant en faveur de la construction européenne, qui est un prix extraordinaire qui est le prix Charlemagne, et je précise encore une fois, prix donné aux personnes œuvrant en faveur de la construction européenne. Ah ben l’ont reçu Angela Merkel, l’ont reçu évidemment Jean Monnet, [Maurice] Schumann, l’ont reçu Winston Churchill… Voilà. Mais là où on sursaute, c’est qu’en l’an 2000, ce prix Charlemagne a été donné au président des États-Unis Bill Clinton. Et on a envie de dire « mais attendez je ne comprends pas… C’est pour des personnes œuvrant en faveur de la construction européenne », mais en fait, qu’est-ce qu’il a dit dans son message de remerciement, Bill Clinton, avec ce prix Charlemagne, eh bien il a rendu hommage à quoi ? À la régionalisation ! Pourquoi un président des États-Unis — et c’est pas lui qui a écrit le discours, évidemment —… mais pourquoi un président des États-Unis rend hommage [à] et encourage la régionalisation ? Parce que dans le cadre du marché transatlantique les régions ne dépendent plus — dans le cadre déjà de l’Union européenne —… ne dépendent plus, ou de moins en moins, de l’autorité nationale mais de l’autorité supra-nationale de Bruxelles et ces régions vont se retrouver nez à nez avec des multinationales qui vont faire jouer la concurrence entre les blocs régionaux partout en Europe et tout ça aux dépends, je vous dis, [de] la protection sociale, mais aussi de l’écologie… La région de Nîmes : les multinationales pourront dire « écoutez, nous on veut que vous abaissiez les salaires, ceci et cela, parce que… Ben parce que… Vu, euh… Notre entreprise obéit à des règles bien précises. Et si vous n’êtes pas d’accord, allez vous faire voir, on va aller ailleurs. Et puis si vous voulez vraiment travailler, ben il faudra migrer et aller dans une autre région ». Enfin vous voyez, en fait ça sera le règne du fric roi au service d’une oligarchie et ça sera marche ou crève comme au temps de l’esclavage, aux temps antiques, simplement il y aura Internet en plus, uniquement pour les plus riches.

Et vraiment je demande aux personnes qui nous écoutent de bien comprendre : ce qui nous au nez avec le marché transatlantique et la régionalisation, c’est une baisse drastique du niveau de vie, remboursement de médicaments, des lunettes… Si vous avez un cancer, si vous avez le diabète, eh bien ça coûte de l’argent, c’est pas intéressant pour les multinationales. Vous savez, les Grecs commencent — et commencent… même ils connaissent le sujet —… Pourquoi la mortalité en Grèce augmente ? Ben parce qu’ils peuvent plus se soigner et que pour l’oligarchie mondialiste, bof, on peut se débarrasser de gens qui nous coûtent cher et qui ne servent à rien. C’est vraiment une question de marche ou crève et malheureusement les Français, dans leur immense majorité, n’ont pas compris la chape de plomb destructrice, inhumaine, qui va s’abattre et nous étrangler de plus en plus.

[ L’animateur ] On est dans un système pervers, diabolique, carrément, quoi.

[ Pierre Hillard – 17 ] Oui, pervers, tordu, vicelard, qui est capable en plus de duplicité, de… Voilà. Donc… C’est ça qui me frappe, quand même, sur l’étude du nouvel ordre mondial, du mondialisme, de ses acteurs, j’étudie ça depuis des années et par exemple le coup du marché transatlantique je connais ça depuis 2002. Donc il a fallu que ça soit Obama qui lance le truc pour que enfin la chose devienne officielle, parce qu’avant c’était la théorie du complot, après ça ne l’est plus. Mais il y a une volonté de la part de ces élites, en fait, de se faire un fric fou, sur fond d’une religion universelle aussi, parce qu’il y a une sorte de mystique, que j’appelle mystique satanique, il faut dire le mot… et aux dépends… ben tout simplement de la dignité de l’homme, tout simplement. Et les gens n’ont pas compris ça. Ils le comprendront lorsque… ils ne pourront pas rembourser leurs médicaments ou bien qu’on leur dira « écoutez, la maladie que vous avez, ça engage des frais… ». Vous savez, vous avez des cas similaires en Angleterre, où vous avez eu des personnes atteintes de cancer en phase avancée, ben on laissait entendre à la famille « on va quand même pas s’acharner, ça va coûter de l’argent… Et puis, allez… Allez hop ! Dégage ! ». Voilà ! Heureux ceux qui seront en bonne santé, mentale et physique, parce que le reste… le reste va avoir quelques petits soucis.

[ L’animateur ] Oui, donc ce sont des gens sans foi ni loi.

[ Pierre Hillard – 18 ] Oui, sans foi ni loi, sans…

[ L’animateur ] Sans humanité.

[ Pierre Hillard – 19 ] Oui, j’essaie de trouver un terme plus fort, parce que il y a une perversion, il y a un fond… un fond satanique, parce que finalement, tout ce qu’on va voir, ce à quoi on assiste, c’est la destruction de la création, la destruction du cadre, enfin des familles, des nations, destruction de la nature : regardez ce qui se passe aux États-Unis avec le gaz de schiste, etc. C’est le fric d’abord et avant tout, quitte à… à polluer et à dégrader. Donc il y a une volonté de détruire la création et c’est ça, peut-être, le plus dur à faire comprendre, c’est que ce mondialisme est un messianisme au profit d’une minorité et aux dépends de la masse.

[L’animateur (à 39’37 »)] On marque une pause, on revient dans quelques instants.

[ L’animateur ] […] Alors, Pierre Hillard, si vous aviez un message à adresser aux auditeurs, ça serait quoi le message ?

[ Pierre Hillard – 20 ] Alors, j’allais dire nos adversaires, c’est pire que ça, c’est nos ennemis… Nos ennemis progressent depuis non pas des années mais des dizaines d’années en raison de notre ignorance. Je vous ai cité tout à l’heure le prix Charlemagne, qui est la plus haute distinction donnée chaque année, donnée dans la ville d’Aix-la-chapelle en Allemagne, en faveur des personnes œuvrant en faveur de la construction européenne. Qui connaît le prix Charlemagne ? Personne, ou enfin très peu ! Il faut avoir une véritable culture politique, philosophique, historique, religieuse. Je vais vous citer un exemple : en 2005, il y a eu donc ce fameux référendum en France et il y a des personnes qui hésitaient « est-ce que je vote pour, est-ce que je vote contre ? », bon. Et à l’époque, en 2005, je me rappelle, on disait « mais il faut voter en faveur de cette convention Giscard, parce que l’Europe sera plus forte, pourra s’imposer dans le monde et s’opposer aux États-Unis » et à l’époque je disais tout le contraire, parce que je disais, tout simplement « mais non, la volonté de mettre en place une Europe forte, c’est dans le but, en fait, d’établir un partenariat… et c’est même plus que ça, c’est intégrer l’Europe à un bloc nord-américain dans une volonté de mettre en place un bloc euro-atlantique » et d’ailleurs je vais vous citer un exemple : cette convention Giscard donc, qui a été refusée par les Français en 2005, un an auparavant… un an auparavant en 2004, j’ai sorti un livre qui porte le titre suivant : « La décomposition des nations européennes ». Mais j’ai voulu montrer dans ce livre que la décomposition et l’éclatement des états, c’était pas la finalité, l’objectif était de créer une Europe unifiée, elle-même s’intégrant à un bloc euro-atlantique et le sous-titre que j’ai mis à ce livre c’est « De l’Union euro-atlantique à l’état mondial ». Et d’où je voulais montrer qu’il y avait un projet ancien et méthodique d’éclatement des états, mettre en place des blocs régionaux eux-même reliés au sein d’une architecture planétaire.

Donc, lorsqu’en 2005 il y a eu ce fameux référendum, je disais que je ceux qui nous affirmaient que l’Europe devait faire contre-poids aux États-Unis c’était un mensonge, mais je le disais parce que j’avais les documents officiels, qui est un truc tout bête : tous les documents en faveur du marché transatlantique ils sont sur le site de la commission européenne, on peut pas faire plus… officiel ! D’ailleurs je vais vous les citer : il y en a plusieurs, mais les grands titres c’est 1990 Déclaration transatlantique, 1995 vous avez un autre document qui s’intitule Nouvel agenda transatlantique, un autre, en 1997 / 98, qui s’appelait Partenariat économique transatlantique et le dernier, c’est 2004 ou 2005 intitulé Conseil économique transatlantique, bon. Donc il y avait tous ces documents qui expliquaient que la finalité c’était de mettre en place un bloc euro-atlantique. Bon, ben je dois vous dire, il n’y avait pas que ça, il y avait aussi d’autres documents. Vous avez, par exemple, une fondation très importante en Allemagne qui s’appelle la fondation Bertelsmann, qui a joué un très grand rôle dans la mise en place du marché transatlantique, bon. Qui connaît ces documents ? Voyez-vous, c’est ça qui est terrible : les gens sont ignorants. Il n’y a pas de complot. En revanche il y a une volonté, une politique, qui est discrète.

Ces documents que je cite, de la commission européenne, et qui sont en français pour certains d’ailleurs, ben ils existent, il suffit de les lire. Voyez-vous je vous citais, tout à l’heure, un institut de recherche américain qui s’appelle le CFR, qui a été créé au lendemain de la première guerre mondiale et qui joue un très grand rôle en faveur du mondialisme, bon. Qui connaît le CFR en France ? Personne… Qui connaît son équivalent anglais Chatham House ? Personne… C’est ça, je vous citais Bertelsmann… Bertelsmann a joué un rôle capital après le « Non » français et hollandais en 2005 puisque c’est eux — y a pas eu qu’eux, mais ils ont joué un très grand rôle —… Ils sont à l’origine de la remise sur les rails du projet Giscard qui est devenu Traité de Lisbonne. Et cette fondation Bertelsmann est aussi un empire des médias. Et qui sait en France que Bertelsmann dirige [la radio] RTL, la revue Géo, Femmes actuelles. Vous avez la plus grande maison d’édition américaine qui s’appelle Random House qui est dirigée par Bertelsmann et qui a édité un certain président Obama… C’est un empire des médias. M6, le patron c’est Bertelsmann. Qui connaît ça en France ?

Donc, c’est ça qui est terrible, il y a une ignorance qui fait que les gens croient qu’on peut faire ceci, on peut faire cela, et ils ne se rendent pas compte qu’il y a en face des personnes ou des gros instituts, des clubs, qui sont ultra-puissants, qui ont d’immenses moyens financiers et qui vont imposer leurs vues aux dépends de personnes qui croient, avec leur simple bulletin de citoyen, imposer leur vue. Mais… j’allais dire les pauvres choux, les pauvres petits… Donc, l’ignorance… Vraiment j’insiste là-dessus, il faut avoir une véritable culture politique, historique, philosophique, religieuse, parce que quand nos politicards — peut importe l’étiquette politique, parce que de ce côté là ils sont interchangeables — nous disent « on va faire ceci, on va faire cela », quand on a une véritable culture politique ou historique, on sait qu’ils mentent. Ils mentent parce que… ben parce qu’ils n’ont plus le pouvoir. Le pouvoir est à Bruxelles, il est à Francfort, il est même au tribunal de Karlsruhe puisque c’est les juges de Karlsruhe qui déterminent si tel document peut être avalisé par l’Allemagne… document européen et donc c’est l’Allemagne qui donne le ton, parce que dans cette histoire, en fait, il y a un couple germano-anglo-saxon, enfin bref. Tout ça pour dire qu’il y a une ignorance crasse qui fait que les gens se font rouler dans la farine. Les pauvres malheureux qui ont voté en 2012 pour François Hollande, pour le changement… mais c’est à pleurer de naïveté. Ils se sont fait rouler dans la farine et ils n’ont toujours pas compris pourquoi, parce que ce sont des ignorants.

[ L’animateur ] Oui, on les a maintenu dans l’ignorance avec des programmes télé complètement débiles, depuis… voilà. Et ça ne s’arrange pas, d’ailleurs, au niveau de la télévision on ne peut pas dire — enfin moi je ne regarde pas la télé, parce que c’est… c’est impossible —, mais de plus en plus je m’aperçois que les gens me disent « ah ben non, j’ai plus la télé, j’écoute plus la radio »… C’est… C’est incroyable.

[ Pierre Hillard – 21 ] Oui, alors il y a une chose aussi qui joue terriblement en faveur du système et de ses élites oligarques : la nature humaine n’est pas curieuse, la nature humaine en général est conventionnelle et donc ce manque de curiosité fait qu’on ne va pas chercher… Je vous citais Bertelsmann, à l’origine c’est une entreprise donc, de médias, et qui a commencé vraiment au raz des pâquerettes, une petite imprimerie : ça a été créé en 1835, je dis bien 1835. C’est ensuite devenu un empire des médias et puis ensuite un centre de recherche, la fondation Bertelsmann, bon. Eh bien, j’ai écrit une livre sur la fondation… enfin sur Bertelsmann, qui sorti en 2009. C’est le premier livre en langue française sur Bertelsmann, alors que la chose a été créée en 1835, vous vous rendez compte ? 1835 – 2009, bon… Et j’ai créé un petit bouquin où en gros j’explique l’empire des médias, enfin RTL, etc., la revue Géo, tout ça c’est Bertelsmann, l’empire des médias, et le centre de recherche politique de Bertelsmann qui s’active dans trois domaines clé : la construction européenne, le partenariat transatlantique — et je vous dis, c’est eux qui ont joué un très grand rôle pour la mise en place d’un marché transatlantique — et le troisième domaine, Bertelsmann s’active dans tout ce qui a trait aux pays du proche orient, et en fait il y a une subdivision : pays musulmans d’un côté et Israël de l’autre. Il faut connaître cette politique, parce que c’est eux qui nourrissent, avec leurs travaux, leurs rapports, les dirigeants politiques, peut importe l’étiquette. Et c’est ça qu’il faut connaître.

Et je vous dis, je suis toujours ahuri de l’ignorance, de la candeur, du côté très conventionnel et puis finalement, ce côté petit bien monde bien fermé : « j’ai ma télé, j’ai mes courses, j’ai mes vacances, j’ai ma feuille d’impôts à pays, j’ai des trucs très liés… très limités, les marmots à emmener à l’école ou à récupérer, qu’il faut évidemment… » Tout ce que je dis est normal, tout ce qu’il faut vivre [est] comme ça, mais il n’y a rien au-dessus. J’ai envie de dire : « mais votre petit monde, votre petite bulle, elle ne peut perdurer que si les gens au-dessus de vous donnent toujours leur feu vert. Le jour où ils voudront vous casser la gueule, ben ils ne se gêneront pas et vous ne comprendrez pas pourquoi ça part tout d’un coup ». Et c’est ça la masse humaine. Et ça, je dis la masse, peut importe l’origine sociale ou le niveau d’études. Ils ont une vision limitée : leur petit monde, leurs courses, l’incendie qu’il y a eu dans la ville, la grand-mère qui s’est cassée la figure dans un escalier… Sincèrement… Un monde très limité… C’est un monde très limité. Quand tout d’un coup on leur dit « vous savez il y a un marché transatlantique de huit cent millions de consommateurs qui va se mettre en place et les multinationales vont avoir le dernier mot », ben ils vous regardent « Hein ? Quoi ? Comment ? Ben non, c’est pas possible »… Et que : « Ben, vous savez, le remboursement de médicaments pour vos enfants, ben un jour vous allez avoir du mal à les rembourser les médicaments parce que ces multinationales vont vous tirer le kiki »… Ben elles vont tomber des nues ces personnes.

[ L’animateur ] On a l’impression qu’on assiste en ce moment à deux mondes, deux mondes parallèles : les gens qui sont au courant, qui se bougent, qui s’activent, qui ont conscience de plein de choses, et puis les gens qui écoutent par exemple TF1 ou France 2 et qui continuent sur leur lancée. Alors je parle aussi bien du peuple que des politiques, que tout le monde, hein. Alors il y a les gens conscients d’un côté et les gens complètement lobotomisés.

[ Pierre Hillard – 22 ] Oui, et en fait ce que vous dites est juste, il y a deux mondes, mais il y a un petit monde et un grand monde : il y a un petit monde de gens à peu près conscients, et vous avez une masse… informe — et quand je dis cette masse, je le redis, peu importe l’origine sociale et le niveau d’études — qui est à côté de la plaque, et à un point… à un point ! Et cette inertie, ce côté… vous savez, ça fait toujours penser aux baleines qui s’échouent sur les plages : elles meurent en fait écrasées sous leur propre poids. Ben là, la masse, comment dire, elle s’étouffe dans son monde très limité : vidange / graissage de la voiture… Vous savez, les choses qu’il faut faire, vous comprenez… Évidemment, il y a la vie de tous les jours. Moi à titre personnel, c’est pareil. Mais simplement, je rajoute un cran au-dessus et je sais que mon petit monde, il n’y a pas que ça. Mais le problème c’est que je sais que mes voisins, il n’y a que ça… et que les gens à Nîmes, il n’y a que ça, qu’à Paris il n’y a que ça, à Strasbourg il n’y a que ça… Enfin « que ça », à 90 %, enfin… Il y a heureusement, peu importe les endroits, des personnes qui sortent du lot, mais je sais que la majorité, c’est limité, et en même temps c’est épouvantablement creux. Et vous savez, je vous citais un exemple d’une canaille, qui s’appelle — il est toujours vivant, il a 100 ans cette année… il s’appelle David Rockefeller.

[ L’animateur ] On en parle beaucoup, oui.

[ Pierre Hillard – 23 ] Et il a écrit ses mémoires, aux éditions de Fallois. Si vous n’avez pas le temps de lire tout le bouquin, lisez le chapitre… je crois que c’est le chapitre 17 ou 27, mais enfin en tout cas intitulé « internationaliste et fier de l’être » et il dit à un moment donné : « Certains m’accusent… » — je vous [le] cite de mémoire, presque mot à mot — « Certains m’accusent, moi et d’autres, de conspirer… » — je crois qu’il utilise ce verbe — « …de conspirer contre les intérêts de mon pays et de vouloir en fait établir une sorte de gouvernance mondiale » —alors il n’utilise pas ce terme mais l’idée est là — et il a joute ceci, accrochez vous : « Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide coupable et j’en suis fier ». Et il a écrit ça texto, là les derniers mots c’est quasiment mot à mot. Il a écrit ça, et d’ailleurs j’ai mis ça, j’ai mis ce passage dans un de mes livre : « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial », avec les références, toujours. Eh bien, voyez-vous ces gens-là, qui n’ont aucune gêne, ils le disent, ils le balancent et ils peuvent même vous dire — pardonnez-moi d’utiliser cette expression sur cette antenne —, il aurait pu même ajouter : « Et je vous emmerde ! ». Voilà, ils peuvent même le dire ! Et, finalement ils le disent d’autant plus facilement que, sauf quelques gus comme moi ou d’autres personnes comme Claire [Séverac]… Voilà… Qui réagissent… Il y a… ou Pierre Jovanovic, etc. Eh bien, la plupart des gens ne réagissent pas et ils s’en foutent. Et finalement, ces élites oligarchiques, elles nous méprisent. Et il y a des moments, je me dis que leur mépris — et Dieu sait que je ne les aime pas —, je les comprends quelques fois un peu : comment peut-on avoir du respect et de l’estime pour des… Ah, pour des gens avachis. Il y a… le beauf

[ L’animateur ] C’est ça. C’est pour ça que je faisais référence tout à l’heure au pervers narcissique. Si vous avez un pervers narcissique devant vous, si vous lui cédez, si vous êtes toujours en train de le caresser dans le sens du poil, il va vous cracher à la figure. Maintenant, si vous le tenez en respect, il va se tenir tranquille.

[ Pierre Hillard – 24 ] Oui, oui… C’est ça. Et c’est ça qui est terrible, ce côté amorphe. Et c’est triste à dire, mais pour que… Je l’ai souvent dit, on m’a dit quelques fois dans des conférences, mais… « Selon vous, quel est l’élément qui va finalement réveiller les gens ? » Et là, dans cette affaire, je ne vais pas vous sortir le document Tartempion, la référence de tel bouquin… Non, non, non, non, non… L’élément qui fera vraiment que les gens sortiront de leur torpeur, il tient en une expression très courte : c’est quand le frigo sera vide !

[ L’animateur ] Ah oui, tout à fait.

[ Pierre Hillard – 25 ] . Voilà ! Quand le frigo sera vide… « On bouffe quoi ce soir ? » Eh ben bobonne dira à son mari ou à son petit ami « Il y a plus rien ! ». Et si c’est en plein hiver : « Tiens, j’ai froid, on va mettre le radiateur »… « Non, y a plus ! ». Peu importe si c’est le radiateur électrique, peu importe… On peut plus, c’est à dire que : « On bouffe quoi ? », « Y a plus rien ! »… « On a froid », « Ben, t’as un gros cul, ben vaut mieux que tu le bouges parce que pour le reste, y a rien ! ». Si il faut des choses primaires… Pour des êtres primaires, il faut des méthodes primaires… Estomac vide… Eh ben ça fait réfléchir et il faut vite se dépêcher, parce que dans ces cas là, il y a ce qu’on appelle l’instinct de survie. C’est une course de vitesse avec nos ennemis et il faut espérer que l’instinct de survie prenne le dessus pour récupérer le temps perdu. Mais il faut arriver à des situations, je vous dis : le frigo est vide.

[ L’animateur ] Oui, c’est ça.

[ Pierre Hillard – 26 ] Vous avez pigé, ou… ?

[ L’animateur ] Ah, complètement ! Ah, moi…

[ Pierre Hillard – 27 ] ou le frigo est plein ?

[ L’animateur ] Ah oui… C’est sûr ! Ah, moi j’ai pigé depuis longtemps, ça c’est sûr, y a pas de problème !

[ Pierre Hillard – 28 ] Il faut, en gros, pour résumer la situation : vous avez, sur une table, un lingot d’or et à côté un morceau de pain rassis. Eh bien il faut que les gens, pour qu’ils comprennent, crèvent tellement de faim que… ils se foutent du lingot d’or, mais se précipitent avec avidité sur le morceau de pain rassis. Voilà, et il faut des trucs comme ça, de base… en fait, je vais dire, un comportement animal, qui fait que l’instinct… reprend ses droits et j’appelle ça le bon sens.

[ L’animateur ] Oui, oui… Le bon sens, oui, exactement.

[ Pierre Hillard – 29 ] Mais le problème, c’est que tant que le frigo n’est pas vide, les gens ne sortiront pas de leur torpeur.

[ L’animateur ] Est-ce que vous avez des projets ?

[ Pierre Hillard – 30 ] Le projet — et grâce à vous je peux l’évoquer — c’est faire la promo de ce livre de cet universitaire américain, donc Carroll Quigley, « Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine », où en fait j’ai voulu… déjà faire un avant-propos de 27 / 28 pages, pour expliquer les raisons profondes… parce que Carroll Quigley évoque avec talent les élites anglo-américaines en faveur de la gouvernance mondiale, mais la question qu’il faut se poser : « mais pourquoi ces élites anglo-américaines sont à ce point acquises à cet idéal ? Est-ce que c’est l’effet du hasard ? Pourquoi c’est pas la France, l’Allemagne ou l’Espagne à l’origine de cet idéal de gouvernance mondiale ? Pourquoi ce sont les anglo-américains ? » Donc, j’ai expliqué et je dis pour les auditeurs qui seraient paresseux et ils le sont sûrement pour certains d’entre eux, mais quand même, je m’adresse à eux, je leur dis : « vous sortez de votre torpeur et vous achetez ce bouquin. Ce bouquin, vous êtes tellement fatigué, vous n’allez pas lire tout le bouquin. Mais au moins, vous lisez les 27 / 28 pages de mon avant-propos, c’est une sorte de synthèse où j’ai résumé les causes profondes, ça fait 27 / 28 pages, vous pouvez au moins le faire, mais avec ça vous aurez le cadre général. Après, si vous voulez peaufiner, vous pourrez vous taper des bouquins de 400 pages. Mais au moins, 27 / 28 pages, vous pouvez faire un minimum d’effort ». Donc, j’allais dire, de se… de faire un petit effort et de finalement se procurer ce livre, qui je vous dis est un ouvrage extraordinaire enfin sorti en français et qui j’espère aura beaucoup de succès.

[ L’animateur ] Et c’est à quelle maison d’édition ?

[ Pierre Hillard – 31 ] Les éditions Retour aux sources. Alors ce livre peut être acheté soit sur Amazon, soit directement sur le site Retour aux sources, alors en fait sur le site Scriptoblog, mais de toute manière vous tapez Retour aux sources ou Scriptoblog, vous tomberez sur le site et vous pouvez le commander de cette manière.

[ L’animateur ] On peut vous retrouver sur Internet ? Vous avez un site ?

[ Pierre Hillard – 32 ] Non… J’ai une page Facebook qui n’a même pas été créée par moi, c’est, comment dire, une personne qui l’a fait, d’ailleurs je ne sais même pas qui. Vous pouvez lire, parce que je publie, quand je tombe sur des informations intéressantes, je balance des… Par exemple je vous citais l’exemple du passeport nord-américain qui a été proposé au début de l’année 2015, j’ai mis les références, j’ai mis l’article, pour montrer aux personnes intéressées, que c’était pas… une invention.

[ L’animateur ] Merci Pierre Hillard et à très bientôt sur cette antenne.

[ Pierre Hillard – 33 ] Je vous remercie de m’avoir invité.

 

Transcription : SamWang

Source : http://linuxfr.org/users/samwang_le_retour_6/journaux/la-gouvernance-mondiale-le-regionalisme-en-europe-et-les-consequences-du-traite-transatlantique

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