Mali : «Violent accrochage» entre soldats français et djihadistes maliens, un militaire français tué


Un «violent accrochage» a opposé dans la nuit la force française Barkhane à un «important groupe armé terroriste de type Aqmi» dans le nord du Mali, faisant un mort dans les rangs français, un sous-officier de l’Armée de l’air, le sergent-chef Thomas Dupuy.

 

 

 

 

 

 

«Cette nuit, dans le cadre d’une opération planifiée de lutte contre les mouvements djihadistes au Nord-Mali, un violent accrochage a opposé dans le massif de Tigharghar la force Barkhane à un important groupe armé terroriste de type Aqmi. A l’heure où je vous parle, les combats qui se sont déroulés dans la vallée de l’Ametetai viennent à peine de s’achever», a déclaré le ministre aux députés au début de la discussion sur le budget 2015 de la Défense ce mercredi 29 octobre.

Né le 18 mai 1982 à Toulouse, le sergent-chef Thomas Dupuy aura servi la France durant 9 ans et 5 mois.

Le sergent–chef Thomas Dupuy était engagé au Mali depuis le 2 août 2014. Il était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.

Le ministre Le Drian a salué «le courage et la détermination de nos soldats au service de la sécurité de notre pays», à l’heure où «nos armées en ce moment sont sur plusieurs théâtres difficiles pour des missions essentielles pour notre sécurité».

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Trois mois après sa mise en place, la force française Barkhane (du nom d’une dune) se concentre sur deux fronts face aux djihadistes du Sahel, afin d’enrayer leur résurgence au Mali et de les couper de leurs bases arrières libyennes.

La France, qui avait réduit à 1 400 hommes ses effectifs au Mali, renforce maintenant son dispositif dans le nord du pays, notamment à Tessalit dans l’Adrar des Ifoghas, après une série d’attaques meurtrières contre la mission de maintien de la paix de l’ONU (Minusma).

Trois Casques bleus sénégalais de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) ont été blessés le 25 octobre sur la route reliant Kidal à Anéfis et un Casque bleu sénégalais a été tué le 7 octobre dans une attaque à la roquette contre le camp de la Minusma à Kidal.

«La force Barkhane […] poursuit la lutte contre le terrorisme dans le cadre régional des pays de la bande sahélo-saharienne. Elle est déterminée à affaiblir durablement les groupes armés terroristes et à appuyer le renforcement des capacités opérationnelles de ses partenaires, dans le même état d’esprit que Damien Boiteux [ le premier militaire français tombé durant l’opération militaire française au Mali, ndlr] aux premiers jours de la reconquête.», déclarait le 27 octobre le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant de l’opération Barkhane.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été chassés en grande partie par l’opération militaire lancée à l’initiative de la France en janvier 2013.

Cérémonie de rétrocession aux autorités maliennes le 27 octobre du camp Damien Boiteux présidée par le Généra de division Jean-Pierre Palasset, commandant l’opération Barkhane (EMA/armée de Terre)

Cérémonie de rétrocession aux autorités maliennes le 27 octobre du camp Damien Boiteux présidée par le Généra de division Jean-Pierre Palasset, commandant l’opération Barkhane (EMA/armée de Terre)

 

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Source : 45enord.ca / Par Jacques N. Godbout, le 29.10.2014 / Relayé par MetaTV(metatv.org)

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